A voir sur : http://www.lemonde.fr/week-end/infographe/2011/09/02/la-revanche-du-graffiti-tunisien_1566139_1477893.html
Un sujet en marge, des artistes inspirés…
A voir sur : http://www.lemonde.fr/week-end/infographe/2011/09/02/la-revanche-du-graffiti-tunisien_1566139_1477893.html
Un sujet en marge, des artistes inspirés…
A ce jour peu de partis politiques en Tunisie ont fourni de manière officielle ne serait-ce qu’un semblant de programme. Or, pour comprendre l’orientation du parti, ses projets, ses idéaux… un programme clair est un incontournable.
En effet qui pourrait voter pour un parti qui n’a pas publié au moins une ébauche de programme pour l’élection de l’assemblée constituante ? Comment savoir si le parti qui nous intéresse va défendre nos idées ?
Les grands partis politiques ont tous un site internet par exemple. Mais beaucoup de sites sont encore incomplets. On y trouve parfois beaucoup de déclarations mais très peu d’information de base, par exemple :
Internet est aujourd’hui le moyen le plus facile pour accéder à l’information, à condition que cette information soit disponible. Trop de sites internet sont incomplets, ou disponibles uniquement en arabe.
Les Tunisiens ont besoin d’y voir clair dans un paysage politique embrumé par une quantité de partis et une quantité d’informations qui part dans tous les sens.
Tous les partis tunisiens ont maintenant au moins plusieurs mois d’existence et alors que certains observateurs relèvent des déclarations contradictoires ou que certains opposants notent un double discours, seule la publication d’un programme permettra aux Tunisiens de savoir réellement pour qui ils vont voter.
Selon jeuneafrique.com, l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication (INRIC) étudierait un projet d’interdiction de toute publicité pour des partis politiques en Tunisie.
On a déjà tous entendu parlé de l’émission de télévision présentée par A. Mourou, co-fondateur du parti Ennahda e qui a été vivement critiqué par plusieurs partis. Désormais c’est toute forme de publicité politicienne qui sera interdite comme l’a annoncé Kamel Laabidi, président de l’Inric, mardi lors d’une conférence de presse.
Pour Jeuneafrique.com « selon ses détracteurs, la publicité politique représente un risque pour la démocratie et tend à favoriser les gros partis, comme le mouvement islamiste Ennahda. À travers leur publicité, certaines factions préfèrent mettre en avant des personnalités ou exposer leurs activités caritatives, au détriment des programmes politiques. »
Mercredi, plusieurs centaines de personnes se sont réunis pour manifester dans le centre de la capitale Tunis.Tous réclamaient une justice indépendante et pas d’impunité pour les « criminels ».
Selon l’AFP, c’est sur Facebook que les manifestants, pacifiques, se coordonnent. Ce qu’ils veulent concrètement c’est une rupture avec les traditions du régime Ben Ali, à la fois dans le fonctionnement de la justice mais aussi dans son application. Mais ces manifestants craignent aussi de voir la paysage politique de la Tunisie prendre les couleur du parti de l’ancien président déchu : le RCD.
Source : AFP
C’est pour l’égalité que les femmes de l’Association Tunisiennes des Femmes Démocrates (ATFD) ont manifesté lundi à la Place de la Kasbah à Tunis. C’est en effet lundi que le gouvernement devait revoir la position de la Tunisie concernant la Convention internationale pour l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW).
Les membres de l’ATFD militent notamment pour l’égalité des femmes et des hommes en ce qui concerne l’héritage, une requête qui va à l’encontre des traditions religieuses. Mais l’ATFD va plus loin et demande la levée de toutes les réserves émises par la Tunisie en 1985 lorsqu’elle a ratifié cette convention (partiellement donc !).
Bien que la Tunisie de Bourguiba ait été avant-gardiste, la Tunisie de Ben Ali n’a pas fait toutes les avancées que les femmes sont en droit d’attendre, au regard du droit international. D’où le combat mené par la Ligue Tunisienne de Droits de l’Homme et d’autres associations comme l’ATFD.
Source : AFP
Cliquer pour en savoir plus sur les femmes en Tunisie.
Le parti politique tunisien Ettajdid, dans un communiqué datant du 8 août 2011, a annoncé qu’il souhaite que la Tunisie ratifie la CEDAW sans réserves.
La CEDAW est la Convention Internationale pour l’élimination de toutes formes de discriminations à l’égard des femmes. C’est un texte qui a été adopté par les Nations Unies en 1979. En 1985, la Tunisie à décidé de ratifier ce texte mais avec certaines réserves. D’après Ettajdid, ces réserves portent notamment sur « la transmission de la nationalité par la mère, les droits des femmes dans le mariage et le divorce (choix de la résidence, transmission du nom aux enfants, tutelle) ainsi que sur l’égalité successorale. »
Aujourd’hui 95% des états membres ont ratifié cette convention sans aucune réserves. Dans la lignée de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme qui fait campagne depuis 2005, Ettajdid demande donc au gouvernement provisoire la levée de ces réserves.
Un lien pour en savoir plus sur les femmes en Tunisie.
Ce lundi 8 août 2011, alors que la nouvelle des inscriptions automatiques se répand sur le web, l’ISIE compte désormais 2,782 millions d’inscrits sur les listes électorales tunisiennes. Un chiffre qui augmente sûrement mais lentement puisqu’on n’atteint toujours pas les 50% de votants potentiels qui serait au nombre de 7,5 millions.
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’à dimanche prochain.
Le bilan des inscriptions volontaires sur les listes électorales pour l’élection de l’assemblée constituante est plutôt négatif. Alors que le délai a été repoussé de 12 jours et à seulement 6 jours de la clôture des inscriptions, on n’enregistre seulement 30% d’inscrits !
Or, pas d’inscription = pas de vote. La solution la plus simple est donc une inscription automatique de tous les tunisiens disposant de leurs droits civiques afin d’être sûr qu’ils pourront voter. Il est important en effet que l’assemblée constituante soit la plus représentative possible du peuple tunisien car c’est elle qui va rédiger la nouvelle Constitution tunisienne.
Malgré les efforts de la Commission électorale tunisienne présidée par Kamel Jendoubi, sur les 7,5 millions d’électeurs tunisiens seulement 2,6 millions se sont inscrit spontanément. Selon RFI, les listes électorales seront affichées le 20 août et les contestations seront possibles jusqu’au 26 août 2011.
Hakim Khalsi pour Citoyen Tunisien
Sources : http://www.rfi.fr/afrique/20110808-tunisie-inscription-automatique-listes-electorales